« Populaire » ou pourquoi j’aurais aimé vivre dans les années 1950

Jolie, têtue, douée: Déborah  François est la sorcière bien-aimée de Romain Duris. (Crédit: Mars Distribution)

Jolie, têtue, douée: Déborah François est la sorcière bien-aimée de Romain Duris. (Crédit: Mars Distribution)

Une histoire d’amour, les fifties choisies pour cadre, Romain Duris. Ces promesses ont suffi à me convaincre d’aller voire Populaire, le premier long métrage de Régis Roinsard. Le film raconte l’histoire de Rose Pamphyle, une jeune Normande, fille de commerçant, promise au fils du garagiste du village. La jolie blonde, pleine d’idéaux, ne souhaite pas la vie que son père lui impose. Elle décide de travailler comme secrétaire pour le cabinet d’assurances de Louis Echard, la trentaine, ancien sportif macho (on est en 1958), ancien soldat névrosé. Elle n’est pas douée pour les tâches administratives mais son nouvel emploi révèle un don: elle est capable de taper à la machine à écrire à toute vitesse. Louis décide de la prendre sous son aile et de l’inscrire au concours national de dactylographie.

Quand on me pose la question « A quelle époque aurais-tu aimé vivre? », j’hésite toujours à donner ma réponse: Les années folles? L’après-guerre? Populaire fait peser la balance. Les années 1950 ne sont certes pas favorables à la condition féminine. Un domaine subsiste cependant où les femmes dépassent à mes yeux les hommes et où leur assurance peut être assumée sans gêne: celui de la mode. L’élégance de Rose, interprétée par Déborah François, m’a beaucoup plue. Sa garde-robe à la Mad Men évolue au fur et à mesure du film. A travers cette dernière, la maladresse de l’héroïne laisse place à la confiance en soi et à la séduction. Les cols ronds enfantins dévoilent peu à peu sa poitrine. Les couleurs de ses robes et de ses jupes -toujours en-dessous du genou- s’adaptent aux saisons. Ses épaules sont la plupart du temps découvertes, peut-être pour lui donner plus d’agilité lorsqu’elle tape à la machine. Une scène m’a marquée: une apparition marilynesque: Rose sort de la salle de bain, le corps moulé dans une robe rouge au décolleté plongeant; le visage hypnotisant, tour à tour bleu et rouge, éclairé par le panneau clignotant de l’hôtel dans lequel le duo amoureux se trouve. Rose fixe Louis d’un regard profond et sensuel. Louis est troublé par sa beauté. La suite, vous la devinez.

Il y a un peu d’Audrey Hepburn dans cette Rose Pamphyle, mon icône favorie de cette époque (j’aurais sûrement l’occasion de vous en reparler). Ses yeux de biche, ses mimiques, sa coiffure (une queue de cheval relevée et une frange peignée sur le côté). Le charme des années 1950 se retrouve aussi dans le décor: le papier peint, le design des chaises et des tables… Le voyage dans le temps est rendu possible grâce à l’atmosphère qui se dégage du film, teinté de références aux classiques hollywoodiens. Pour un peu, je prendrais mon Mac et tenterais ma chance au concours de dactylographie, toujours existant.

Populaire est une comédie romantique légère dans laquelle on rit des répliques sexistes façon OSS 117, on s’amuse du kitsch omniprésent (la publicité pour la machine à écrire Rose, les chansons décalées…), on adore détester Nicolas Bedos, bien choisi pour incarner l’enfoiré coureur de jupons. C’est une romance fifties dans laquelle -surtout- on s’attache aux personnages principaux.

P.S. : Mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 🙂

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