Un ticket pour l’espace

Si Gravity était sorti dans les années 1950. (Crédit : Peter Stults)

Si Gravity était sorti dans les années 1950. (Crédit: Peter Stults)

Depuis sa première apparition sur les écrans, à la 70e Mostra de Venise, le phénomène Gravity est sur toutes les lèvres. Le nouveau film du réalisateur mexicain Alfonso Cuarón (Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, Le Fils de l’homme) a fait chaviré la presse internationale. James Cameron l’a qualifié de «meilleur film sur l’espace jamais réalisé». Puis Quentin Tarantino l’a placé dans son top 10 annuel des meilleures pépites de cinéma. Puis il a bluffé Edwin «Buzz» Aldrin, l’un des trois astronautes à avoir participé à l’opération Apollo 11 (qui permit à Neil Armstrong de poser le pied sur la Lune). Avec toutes ces éloges, difficile de ne pas faire partie du million de spectateurs français qui se sont précipités en salles pour découvrir ce chef-d’oeuvre, dès sa première semaine d’exploitation.

Si ce n’est pas votre cas. Trois raisons de trouver une place dans votre emploi du temps, pour utiliser ce ticket gagnant pour l’infini et au-delà.

1. La prouesse visuelle. Le cinéaste et son équipe ont passé quatre ans à se creuser les méninges pour atteindre un tel résultat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs efforts ont payé. Les effets spéciaux sont époustouflants de réalisme. La sensation d’apesanteur, la vue incroyable sur la « planète bleue », le jeu de caméra qui entre et sort lentement du casque de Sandra Bullock -héroïne du long métrage-, l’angoisse de se sentir flotter dans un vide immense, dans une combinaison à la dose d’oxygène limitée… Tous les bons éléments sont là pour vous faire croire que vous faites partie du voyage. Même l’utilisation de la 3D, que j’estime rarement efficace, réussit à vous faire planer.

2. Sandra Bullock. Oubliez ses rom-com douteuses. Dans la peau d’une véritable warrior, l’actrice prouve ici qu’elle en a dans le bide. Elle interprète avec brillo une femme solitaire qui doit faire face non seulement aux obstacles (interminables) qu’elle traverse entre deux stations spatiales, mais aussi à son passé sur terre, douloureux, dont elle ne pourra jamais vraiment se relever. Elle mérite une statuette, ne serait-ce que pour la préparation physique qu’elle a dû endurer: formée par des danseurs, des cascadeurs et même des marionnettistes, la comédienne est restée enfermée trois mois dans un cube de trois mètres sur trois, équipé de 4000 ampoules LED.

3. La leçon de philo. Parce que nous aussi, on se poserait pas mal de questions sur le sens de la vie, Dieu et tutti quanti, coincés au fin fond de la galaxie, sans la garantie de pouvoir remettre un jour le pied sur le sol.

Pour les rêveurs couillus (et riches), il est possible de se la jouer Bullock et George Clooney en atteignant les étoiles pour de vrai… pour un montant de 188.000 euros (juste ici). Pour moins cher, il existe cette autre solution. Pour les autres, jouer de son imagination débordante fonctionne aussi. La preuve avec la démo de Jamie Foxx, qui s’éclate comme un petit fou.

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