Trois bonnes raisons de succomber à «Westworld»

westworld

Maeve est la nouvelle Khaleesi.

Il y a eu la claque Stranger Things, bel hommage à la pop culture eighties, et dans laquelle la fascinante Millie Bobby Brown m’a fait l’effet d’une Natalie Portman dans Léon. The Get Down, qui m’a fait danser, danser et danser encore (Set Me Free arrive en tête des chansons les plus écoutées de mon iPod*). The Young Pope où Jude Law est tout bonnement parfait dans le rôle d’un pape aussi mégalo que (délicieusement) détestable. Un moment de calme où j’ai fait, non sans tristesse, mes adieux à Pablo Escobar (Narcos). Puis le néant. Quelle série allait bien pouvoir égayer mes lundis soirs? J’avais ouï dire que Westworld était devenu le nouveau Game of Thrones. N’étant pas fan de science-fiction, et encore moins de western (un combo qui me faisait penser de prime abord à Cowbows et envahisseurs), je ne m’imaginais guère me prêter au jeu… jusqu’à que je dévore d’une traite la première saison fraîchement débarquée sur HBO. Comme vous, bientôt?

Parce que c’est bien le nouveau Game of Thrones

Une histoire mêlant trahisons, éclaboussures de sang, sexe à outrance, soif de pouvoir et twists de plus en plus choquants: ça ne vous rappelle rien? On est certes loin de l’ambiance Donjons et Dragons dans laquelle évoluent Jon Beau Gosse Snow et comparses, pourtant, les ingrédients chers aux sérivores sont bien là. Imaginez le tableau: dans un futur proche, un parc d’attractions propose à ses visiteurs (aisés) de s’inventer une nouvelle vie, sur une durée plus ou moins limitée, à l’ère du Far West américain. Des robots d’apparence humaine, appelés «hôtes», sont créés de toutes pièces pour les guider, selon des scénarios précis, dans leur choix d’aventure. Le but: révéler leur «moi profond». Les options: être un gentil shérif aux trousses de bandits, être un méchant bandit poursuivi par un shérif ou n’être là que pour le whisky et les filles de joie. Un bon petit programme en somme… si ces mêmes hôtes ne développaient pas une conscience. On retrouve des personnages aussi forts que dans la précédente superproduction HBO, qui poursuivent chacun une quête qui leur est propre. Mais aussi ces idées de boucle temporelle (cf. l’origine de ce que l’on pensait être le prénom «Hodor») et de vaste territoire qui regroupe plusieurs univers (je n’en dis pas plus au risque de vous spoiler). Les femmes, et en particulier le personnage de la prostituée Maeve Millay (Thandie Newton), ont retenu toute mon attention. Ici aussi, leur rôle n’est pas uniquement pensé pour assouvir les désirs des hommes. Si on met de côté une paire de seins par-ci, une paire de fesses par là, elles se montrent autant, voire davantage, puissantes, fourbes et autoritaires que le sont leurs homologues masculins.

Parce qu’à la manière de Black Mirror, c’est un aperçu de notre futur

Je n’ai regardé qu’une saison de Black Mirror, la troisième et dernière en date. L’avantage avec cette série, c’est que chaque épisode peut se visionner de manière indépendante, racontant à lui seul une histoire unique. Bien que particulièrement glauque et angoissante, j’en apprécie la qualité cinégénique et les questions de fond que cette série soulève sur le rapport de notre société aux nouvelles technologies. Ce que ce même rapport peut révéler de monstrueux ou de faussement beau chez une personne, en apparence irréprochable. On retrouve ces mêmes thématiques dans Westworld qui s’intéresse à la question de l’intelligence artificielle ou quand la Machine, éternelle source de fantasmes pour l’Homme, devient son égal. Un monde où les citoyens les plus riches pourront exaucer tous leurs souhaits, devenus réalisables grâce à des robots: ne serait-ce pas celui qui attend (tristement) la prochaine génération? Des histoires de robots sur le grand (et petit) écran, on en a vu un tas depuis Metropolis. Westworld fait partie, à mes yeux, des plus réalistes.

Parce que l’un de ses atouts stylistiques réside dans la bande originale

Le génie de Westworld se cache aussi dans des détails: les notes de piano, qui marquent de manière systématique une journée qui commence au parc d’attractions, sont des reprises brillantes de tubes contemporains. Radiohead, The Rolling Stones, Amy Winehouse… chaque chanson que le téléspectateur s’amuse à reconnaître s’avère être le reflet des émotions que traverse un personnage à un moment clé. Westworld constitue l’un des beaux exemples qui montrent à quel point, aujourd’hui, la musique a son importance dans une série, au même titre qu’un générique de plus en plus sophistiqué.

Et vous, quelle est votre dernière série coup de cœur?

* Oui, j’ai toujours un iPod. C’est mon petit côté anachronique à moi.

 

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